RAPPEL : Après un mois et demi d'incertitude, les 130 employés peuvent souffler
Le délégué syndical, Arnaud Bord, a sans doute passé hier sa première nuit sans mauvais rêve depuis le 13 septembre 2009, où le Pdg de Call Expert, Bertrand Delamarre, an nonçait son intention de se séparer du centre d'appel de Saint-Christol-lez-Alès. Un projet de cession qui pesait comme une épée de Damoclès que, finalement, les 130 salariés n'ont jamais vu tomber.
Lors de la réunion extraordinaire du comité d'entreprise d'hier, le Pdg devait discuter avec les représentants syndicaux, d'un nouveau projet. Comme le dossier porté par Yann Le Breton, ancien directeur général du groupe, celui de The Dring Company est tombé à l'eau. Selon Arnaud Bord, ils n'apparaissaient pas assez fiables aux yeux des pouvoirs publics. Bertrand Delamarre aura bien caché son jeu en maintenant
le suspens jusqu'au bout. Il n'y avait, en réalité, aucun projet de cession supplémentaire : Call Expert Languedoc-Roussillon reste donc sa propriété. Les télé-opérateurs peuvent souffler.
« On continue comme s'il ne s'était rien passé. Comme si le mois et demi précédent n'avait jamais eu lieu » se réjouit Arnaud Bord, qui obtient après un long combat, un revirement heureux. « C'est énorme ! On a la garantie que les avantages sociaux resteront tels quels. Et les emplois aussi, en dehors des départs volontaires. » « Aujourd'hui, ajoute-t-il, le but de Bertrand Delamarre est de faire travailler 80 personnes. » Le Pdg aurait proposé en ce but un étalement de la dette de la filiale (estimée à un million d'euros), tout en précisant aux salariés que l'avenir de Call Expert Languedoc-Roussillon était désormais entre leurs mains. Les employés, qui n'ont jamais quitté leur poste en 6 semaines de crise, relèveront sans doute le challenge, le baume au coeur. Arnaud Bord en tout cas ne cachait pas sa joie hier soir ; résumant sa journée en deux petits mots : « victoire » et « soulagement ».